December 8, 2022

« S’il fallait désigner un acte de première importance pratiqué par le chirurgien-dentiste, la prise d’empreinte et son transfert sous la forme d’un modèle reproduisant la bouche de son patient occuperait indiscutablement la première place. 

« S’il fallait désigner un acte de première importance pratiqué par le chirurgien-dentiste, la prise d’empreinte et son transfert sous la forme d’un modèle reproduisant la bouche de son patient occuperait indiscutablement la première place. 

Ceci est d’autant plus vrai que décrite dès le XVIe siècle, elle est toujours pratiquée quotidiennement quel que soit le type de traitement mis en œuvre : en prothèse, en ODF, en parodontologie, en implantologie et même en chirurgie. 

Alors qu’on la croyait indestructible et immuable sous sa forme utilisant les pâtes et les modèles en plâtre, véritable pierre angulaire de toute la dentisterie des siècles passés, en devenant optique au début des années 1970, elle allait entraîner une mutation irréversible dans les fondements de toute la dentisterie et transformer complètement la pratique dentaire du XXIe siècle.  

Cette révolution est tellement importante qu’il paraît aujourd’hui impossible d’imaginer l’avenir de ce métier avec un praticien n’ayant pas recourt à des caméras 3D intra orales lui permettant de rentrer dans le monde numérique en scannant la bouche de ses patients et d’étudier ses cas cliniques sur des modèles virtuels présentés sous la forme de fichiers, STL, PLY ou autre « objet ». 

Comme toute révolution médicale, rien ne s’est fait en un jour et ceci est heureux. 

Avant d’être adoptée 50 ans après son invention, et d’être considérée comme « l’étape majeure qui a transformé la dentisterie », l’empreinte optique 3D a dû convaincre. 

Elle a dû montrer son intérêt clinique dans la pratique journalière, prouver son efficacité par rapport à la méthode traditionnelle, démontrer par le calcul qu’elle était en adéquation avec l’équilibre économique d’une pratique individuelle et enfin expliquer qu’elle était conforme aux critères de la santé publique et surtout de l’aseptisation obligatoire dans ce nouveau siècle que l’on qualifie déjà de « siècle des pandémies » (ce qui était impossible avec les méthodes traditionnelles !).

Mais en quoi cette méthode optique est elle si supérieure aux méthodes traditionnelles ? Comment a-t-elle pu détrôner plusieurs siècles de pratique et d’enseignement bien établi ?

Tout d’abord, et c’est sans aucun doute le point le plus important, l’empreinte optique n’est pas une technique de reproduction comme l’était le moulage en bouche fait avec de la pâte par le dentiste (d’où le terme « d’empreinte »), mais une méthode de mesure. En utilisant l’empreinte optique, on ne moule pas la bouche, mais on la mesure en 3 dimensions. Ceci a été rendu possible grâce à l’avènement de logiciels et de caméras spécifiquement développées pour la dentisterie.

Le fait de mesurer nous permet d’avoir non pas des plâtres « analogiques », mais des dimensions sous la forme de « nombres » nous permettant enfin de rentrer dans le monde moderne et « virtuel » du numérique. C’est là que se situe la vraie révolution : la bouche du patient est digitalisée et l’on va pouvoir utiliser toutes les ressources du monde numérique que sont les ordinateurs, les outils connectés (machines-outils, écrans …) et tous les logiciels existants, l’intelligence artificielle en tête.

 Cette révolution se ressent dès les premières manipulations.

 

Jusqu’à présent il fallait utiliser (et apprendre à utiliser !!) une multitude de pâtes d’empreinte différentes, quelquefois 3 différentes pour la même empreinte (« wash technique »), alors que le scanner est un apprentissage unique comme l’est celui de conduire une voiture. Il n’est pas nécessaire de réapprendre à conduire quand on change de voiture. 

Malheureusement l’utilisation d’un scanner type « IOS » - Intra Oral Scanner – n’est pas simple et « innée » et c’est essentiellement ce qui explique la lente pénétration de l’empreinte optique dans les cabinets dentaires. C’est une des raisons, et ce n’est pas la seule, pour laquelle nous avons développé les portes empreintes optiques ou « IOT » - Intra oral tray –. Dans ces porte-empreintes optiques qui renferment des centaines de petites caméras, le dentiste retrouve cette forme familière du porte- empreinte « d’antan » sans être obligé d’apprendre à le déplacer dans la bouche comme il doit le faire avec les scanners « IOS ».   L’apprentissage si rébarbatif du déplacement de la caméra IOS en bouche est supprimé. Il suffit d’appuyer sur le bouton de prise d’empreinte pour prendre la photo 3D de toute la bouche « d’un coup ». 

On parle d’empreinte « flash ».

Le temps est réduit à sa plus simple expression, comme le souhaite le monde moderne. Fini le produit qui coule dans la bouche et dans la gorge, fini l’attente de la prise d’une pâte au goût plus que désagréable, fini le balayage souvent trop long d’un scanner intraoral trop lourd et trop volumineux : le nouveau porte-empreinte optique permet de faire une empreinte optique rapide, en quelques secondes, confortable pour le patient, sans que le clinicien soit obligé d’avoir recours à une formation complémentaire obligatoire pour apprendre un geste souvent trop compliqué.

Par contre le temps qui passe à quelquefois ses avantages : il a fallu plus de 30 ans aux empreintes optiques pour être plus précises que toutes les pâtes d’empreinte chimiques, quelles que soient leurs qualités. Aujourd’hui le doute n’est plus permis. Dans un cabinet dentaire l’empreinte optique a une précision et une résolution supérieure à tout ce qui se faisait dans le passé. Cela est démontré dans toutes les études comparatives. Il n’est pas surprenant de voir les modèles numériques issus de l’empreinte optique frôler les 10 microns de précision par rapport aux volumes buccaux mesurés. Le fait qu’ils soient numériques permet cette comparaison, ce qui était évidemment impossible avec les méthodes traditionnelles. 

Il restait un point délicat lié à la manipulation des scanners et plus exactement au balayage, quelle que soit la compétence du praticien. 

Le fait de ne pas prendre en une fois la vue 3D de toute la bouche, mais de la construire en réunissant un ensemble de vues prises par 2 ou 3 caméras le long de l’arcade conduisait très souvent à des déformations au moment de sa reconstitution. Si le mouvement de balayage était trop rapide ou irrégulier, le rassemblement des images n’était pas toujours correct et l’arcade modélisée qui en résultait pouvait être déformée.

 Le porte-empreinte (IOT) a apporté enfin « la » solution à ce problème récurrent en supprimant tous les mouvements de balayage.  Les caméras ne se déplacent plus, mais sont dans une position fixe les unes par rapport aux autres tout au long de l’arcade, que ce soit pour capter les mesures les faces vestibulaires, occlusales ou linguales des dents. La prise de vue est instantanée donc la déformation impossible. 

Toute en gardant la grande résolution et la grande précision des scanners IOS, le porte-empreinte optique a donc apporté une autre qualité: une reproductibilité impressionnante des arcades modélisées. 

Ce n’est pas parce que la formation du clinicien et les mouvements en bouche sont devenus inutiles et obsolètes dans la pratique de la nouvelle dentisterie que les qualités premières de l’empreinte optique ont disparu. L’information permettant le contrôle de la prise de vue est toujours aussi rapide à l’écran, le modèle est toujours visible sous ses formes de STL, PLY ou « objet » et il est toujours possible de le traiter avec tous les logiciels existants sur le marché. Le modèle numérique issu de l’empreinte du « tray optique » est transmis sous une forme standardisée que tous les laboratoires peuvent utiliser avec leurs logiciels de prothèses. 

Enfin nous retrouvons dans les modèles issus du porte- empreinte optique (IOT) tous les avantages bien connus des modèles numériques, et qui ont fait le succès des scanners, à savoir le stockage sans limite et sans déformation, quelles que soient les conditions hygroscopiques ou de température, la reproduction illimitée sans déformation et la transmission des modèles numériques par internet.  

Reste enfin le contrôle des risques d’infection croisée existant dans tout milieu médical et plus encore si l’information du volume mesuré est portée par une pâte d’empreinte directement issue de la bouche d’un patient. Comme il est impossible de stériliser ces pâtes sans les déformer avant de les envoyer au laboratoire, l’utilisation de scanners optiques intra oraux clos associés au changement de leurs embouts a apporté une première solution. Le porte-empreinte en apporte une seconde : alors qu’il est impossible de mettre dans un stérilisateur une caméra IOS, il sera possible de concevoir rapidement un porte-empreinte capable de résister aux conditions de stérilisation après avoir utilisé des couvertures de protection à usage unique.  

Ce jour-là …. Et ce moment semble proche …. Toute autre méthode d’empreinte deviendra interdite pour des questions de salut public ! »

This is some text inside of a div block.
This is some text inside of a div block.Heading

The rich text element allows you to create and format headings, paragraphs, blockquotes, images, and video all in one place instead of having to add and format them individually. Just double-click and easily create content.

Static and dynamic content editing

A rich text element can be used with static or dynamic content. For static content, just drop it into any page and begin editing. For dynamic content, add a rich text field to any collection and then connect a rich text element to that field in the settings panel. Voila!

How to customize formatting for each rich text

Headings, paragraphs, blockquotes, figures, images, and figure captions can all be styled after a class is added to the rich text element using the "When inside of" nested selector system.